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Titre : Entretien avec Eric LE GALL, vice-président de l’ODG Cognac
Eric Le Gall, vice-président de l’instance depuis trois ans, tire un bilan très positif des activités de l’ODG sur la dernière mandature : réflexion sur la gouvernance des instances de l’ODG, développement des expérimentations, poursuite de la croissance de la filière tout en préservant l’environnement sont autant de projets prioritaires aujourd’hui impulsés et à poursuivre pour la mandature à venir.

Quel est le bilan faites-vous des actions de l’ODG au cours de la dernière mandature ?

Je l'ai d'abord vécu comme une expérience personnelle. J'ai trouvé cela très riche, assez technique. Je n'avais pas beaucoup de recul quant à la vie de l'interprofession ; j'avais un an de recul avant cette mandature-ci. Les sujets sont assez variés et techniques. La qualité des débats et des dialogues entre les deux familles sont notables, même sur les sujets importants et sensibles.  Le fort attachement, à la fois du négoce et de la viticulture, au cahier des charges Cognac est clairement le socle qui nous réunit pour notre développement et le développement de l'AOC.

Si j’avais trois points saillants à retenir, ce serait les suivants : l'importance de mettre des mesures agro-environnementales dans le cahier des charges ; la convention sur les cépages résistants qui lancent autorisent la recherche avec intégration partielle au cahier des charges ainsi que les mesures concernant les pieds manquants ; et la décision, in fine, d'intégrer l'intégralité la gestion du Plan de contrôle, en amont et en aval, au sein des services de l'ODG. Une partie était déléguée aux maisons, désormais l'ensemble a été intégré à l'interprofession.

 

Quels sont les chantiers en cours et les priorités à fixer pour les 3 années à venir ?

Au titre de ceux qui sont déjà en cours, et pour nous tous : le développement durable. Au-delà des nouvelles dispositions de la réglementation qui visent à intégrer des dispositions spécifiques au cahier des charges (à l'horizon 2030), c'est une priorité pour les marques et la filière.

Notre filière est dynamique, notre business plan s'inscrit dans une extension du vignoble, en intégrant l'ensemble de l'écosystème autour du Cognac, qui l'accompagne. Nous devons trouver des solutions pour croître en tenant compte de l'ensemble de l'environnement.

C'est d'autant plus important que c'est nécessaire à très court terme, avec les travaux, déjà en cours, sur les cépages résistants ou la distillation vapeur. Nous devons intégrer ces pratiques dans le cadre de protocoles spécifiques (avec le conseil scientifique de l'INAO). La mise en place de ces projets permet d'aller vers une modification du cahier des charges si les expérimentations sont satisfaisantes.

La distillation vapeur a débuté par un appel à projet. L'INAO a mis en place un protocole d'étude en respectant une méthodologie adaptée, afin que les protocoles soient respectés et entrent dans le cahier des charges et dans un cadre INAO. Ces avancées ne peuvent se cloisonner à des projets d'entreprise qui généreraient un avantage concurrentiel si elles sont intégrées, à terme, au cahier des charges. Ce genre d'étude a besoin d'un protocole encadré.

 

Pourquoi avoir réduit le nombre des délégués de la section ODG ?

Lors de la mandature actuelle, sous l'impulsion des deux familles, nous avons souhaité mettre en lumière nos priorités et l'efficacité de notre travail. Nous avons fait un travail assez remarquable sur les statuts du BNIC sous la présidence de Patrick Raguenaud. C'était la volonté des deux familles de réduire le nombre des délégués – ainsi que celui au comité permanent, passant de 9 à 7. Dans la  section ODG, dans le même souci d’efficacité, cet esprit a guidé l'assemblée des délégués, qui continue de fixer les orientations, avec plus d'efficacité dans le processus.

 

En quoi la représentation paritaire au sein de l’ODG Cognac – spécificité cognaçaise – est-elle importante pour le Négoce ?

Je le vis depuis 4 ans au sein des instances, la parité est notre spécificité et notre force. Je pense que quand on observe les savoir-faire des deux familles, si l'on voulait caricaturer, la viticulture s'occupe de la vigne et du vin, et la distillation concerne davantage les bouilleurs de profession ; le négoce s'occupe de la distillation, des assemblages et du vieillissement. Ce sont les deux pôles du cahier des charges. Il est normal que nous ayons un apport de chaque savoir-faire, d'un côté comme de l'autre.

L'appellation Cognac est une appellation de spiritueux, donc la réglementation applicable aux ODG des spiritueux se rapporte milieu de l'agroalimentaire, qui prévoit une présence de l'ensemble des acteurs de production. Il est normal que nous y retrouvions le négoce en compagnie des producteurs de matière première. (Dans les appellations viticoles, seuls les producteurs se rassemblent au sein de l'DOG). Cela fait notre richesse, notre modèle, pour l'avoir vécu, et est assez moderne en termes de co-construction. L'excellente qualité de dialogue entre les deux familles permet un bon encadrement du cahier des charges.

 
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